"Les pierres ne sont pas des pierres"
- Spirit Soul of Sirius Tambours3S
- 25 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 mai
Il existe, dans ce monde, des êtres de toutes sortes, de formes et de couleurs aussi variées que celles que l’humain a su inventer pour les répertorier, les classifier, au fil du temps, de son évolution et de sa vision du monde.

Des arbres qui existent bien au-delà des noms que nous leur donnons. Des fées, des lutins, des dieux et des déesses que nous prions chaque jour, et qui nous accompagnent dans notre processus.
Leur rythme, bien différent du nôtre, nous invite à ralentir, à apprendre à les écouter. Exercice, au premier abord, difficile, mais qui devient, au fil de l’expérience, d’une grande fluidité.
Et puis, il est des pierres qui ne sont pas des pierres…
Leur temps s’inscrit hors du nôtre — du moins en apparence — car le temps lui-même n’est qu’une notion incertaine, profondément subjective.
Un temps suspendu, presque immobile, en regard du nôtre.
Lorsque nous prenons l’espace et le temps de nous relier à leur monde, l’écoute devient naturelle.
D’abord une pensée, surgie au détour d’une balade. Puis un élan irrépressible : s’arrêter, ralentir, observer.
La pensée s’affine, se concentre, jusqu’à se poser sur une pierre en particulier.
Je l’entends. Je la sens vibrer, de plus en plus…
Sa voix s’élève. Son désir aussi.
Est-ce que cela vient de moi ?
Je me sonde. J’écoute, patiemment, ma voix intérieure…
Est-ce un miroir ?
Qu’importe. Il est temps de s’écouter, de s’élever, de trouver ce point d’équilibre — la voie du milieu, celle du Tao intérieur qui se révèle à travers cette pierre.
La voilà élevée. Et quelque chose, simplement, devient magique.
Elle demeure là, habitée de plénitude et de sagesse, comme si elle attendait cet instant depuis toujours — elle qui ne peut s’élever sans l’aide d’un autre.
Est-ce mon cas ? Est-ce le nôtre, à tous ?
Peu importe. L’essentiel réside dans cet instant précis, ce présent suspendu où tout semble s’arrêter, pour épouser le rythme de la vie, celui des éléments, et laisser le mystère agir.
Alors vient la récompense : un visage qui apparaît sur la pierre.

Mais quel est cet être que je viens d’élever ?
Ce vieillard… si jeune pourtant, dans ce monde si vaste.

Il est temps de le laisser là, contemplant son monde depuis un autre point de vue.
Et qui sait combien de temps cela durera…
Son monde — qui est aussi le nôtre.
Paisible et sage, porteur de messages et de ressources, il existe depuis des millénaires ; et nous, nous ne sommes qu’une fraction de seconde.
Qui sait combien de temps cela durera…
L’éphémère au service de la beauté, au service de l’évolution.



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